- Etude de sol, Assainissement, Fosse septique, Fosse toutes eaux, Micro-station, filtre compact - Forage, gestion des eaux pluviales, dossier loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA) - Note d'incidence sur l'environnement
MANCHE (50), CALVADOS (14), ORNE (61) et proche Ille et Vilaine (35) ...
Tout va bien, tout fonctionne bien, aucune entrée d’eau parasitaire de ruissellement par les rehausses, malgré la présence d’eau dans le sol. Ceci est en effet un problème récurent sur de nombreux modèles de filtres compacts concurrents.
Fosse toutes eaux, état normal
Salissure normale de l’auget
Lavage de l’auget
Lors de cette première visite, rapide, nous lavons tout de même le pré-filtre, l’auget et les plaques de répartition.
L’entretien, le vrai, plus approfondi, sera réalisé en Septembre.
La fiabilité des produits Graf n’est plus à démonter.
Cette pompe, intégrée dans un poste de refoulement d’eaux traitées, placé en sortie de micro-station d’épuration Graf easyOne, présente des dysfonctionnements avec notamment des déclenchements aléatoires.
Les conditions de pose de ce dispositif révolutionnaire sont simplifiées, sans dalle d’ancrage en béton, même en terrain difficile avec remontée de nappe phréatique.
De plus, la ventilation secondaire, parfois difficile à placer, notamment en réhabilitation, reste facultative pour ce modèle de micro-station d’épuration. Adieu les mauvaises odeurs !
Des approximations réglementaires potentiellement nuisibles
Il est encore courant de voir dans des formulaires SPANC, liés à la conception d’Assainissement Non Collectif, certaines mentions obsolètes ou incohérentes avec la réglementation. Evidemment cela reste de simples erreurs, qui paraissent non significatives, mais qui pourraient être lourdes de conséquences :
1. Vérification de l’absence de nappe à moins de 1 mètre de profondeur: cette information est trompeuse et reste inexacte, avec de potentielles conséquences sur la qualité des eaux souterraines. En effet, comme indiqué dans l’article 6, paragraphe e), de l’arrêté ministériel prescriptions techniques du 7 Septembre 2009, modifié par l’arrêté du 7 Mars 2012, concernant l’épandage dans le sol, « l’absence d’un toit de nappe aquifère, hors niveau exceptionnel de hautes eaux, est vérifiée à moins d’un mètre du fond de fouille« .
Dans ces conditions, avec une profondeur de fouille des tranchées variant de 0.50 à 0.60 mètre, l’absence de nappe doit être vérifiée à une profondeur minimale de 1.50 mètre et non 1 mètre ! Une erreur de 33% tout de même.
Ce point n’est pas à prendre à la légère, et vise à préserver la qualité de la ressource en eau souterraine.
Cette mauvaise interprétation reste une réelle induction à l’erreur pour le concepteur ( bureau d’études ). En cas de sinistre, de dysfonctionnements, ou de pollution des eaux souterraines, à qui incombera la faute ?
Ainsi, de nombreux épandages, pourtant récents, pourtant déclarés, pourtant validés, ne sont peut-être pas conformes au regard de la réglementation.
« Un logement ou habitation comprend, d’une part, des pièces principales destinées au séjour ou au sommeil, éventuellement des chambres isolées et, d’autre part, des pièces de service, telles que cuisines, salles d’eau, cabinets d’aisance, buanderies, débarras, séchoirs, ainsi que, le cas échéant, des dégagements et des dépendances.«
Ni plus, ni moins, sans aucune notion de surface.
Épandage en cours de réalisation
Le traitement et l’évacuation des eaux usées domestiques par épandage dans le sol et contenu sur la parcelle reste la solution la plus efficace, la plus durable et la plus économique, mais uniquement lorsque toutes les conditions réglementaires sont réunies par sa mise en oeuvre.
Sa conception et sa réalisation excluent toute approximation afin de garantir le bon fonctionnement de la filière, mais surtout, pour préserver la qualité de la ressource en eau souterraine.
Lorsque les conditions réglementaires ne sont pas réunies pour la mise en oeuvre d’un traitement et d’une évacuation des eaux usées par épandage dans le sol en place, les filières compactes, telles que les filtres compacts et les micro-station d’épuration, ont un réel intérêt.
Le compresseur d’air, appelé aussi sur-presseur, est l’organe vital d’une micro-station d’épuration.
Il apporte l’air, par bullage dans la cuve, nécessaire au développement et à la culture de bactéries aérobies, libres ou fixées. Ces bactéries assurent alors le traitement des eaux usées domestiques.
Deux grandes familles de compresseur existent :
Compresseur à piston : l’air est comprimé par l’action de pistons placés dans des cylindres. Les modèles les plus connus sont les sur-presseurs de la marque Nitto ( LA-80B, LA-60B, LA-100A, LA-120A … ). Les pistons sont à changer toutes les 20 000 heures environ, selon l’usage, ou en cas de chute de pression. Des témoins d’usure sont présents sur ces pistons.
Compresseur à membranes : l’air est comprimé par l’action de membranes flexibles en caoutchouc, similaire à l’action d’une pompe à vélo. Les modèles les plus connus sont les sur-presseurs à membranes des marques Secoh ( EL-S-60, EL-S-60n, JDK-S ) et Hiblow ( HP-80, HP-100 … ). Ces membranes sont à changer en moyenne tous les 18 mois. Elles finissent par se déchirer provoquant l’arrêt du compresseur par l’action d’un micro-contacteur de sécurité. Ces membranes sont donc des pièces d’usure, des consommables plus ou moins chers selon les fabricants.
Le marché de l’Assainissement Non Collectif, avec notamment l’obligation de moyen par la mise en place de l’agrément ministériel, a fait flamber les prix de ces compresseurs et de leurs pièces détachées. Il existe cependant des solutions de substitution, moins chers et toutes aussi performantes : les compresseurs génériques ( AP-60, AP-80, AP-100 … ).
💡 Bon à savoir : les références de ces sur-presseurs correspondent généralement au débit d’air, exprimé en litres par minute, à la pression de service la plus adaptée. Ainsi, le modèle Hiblow HP-100 a un débit d’air de 100 Litres par minutes. Le modèle Nitto LA-80B, quand à lui, offre un débit d’air de 80 Litres par minute. La pression de service et la pression maximale de ces compresseurs doivent être contrôlées régulièrement à l’aide d’un manomètre spécifique ( mBar ).
En conclusion : si votre compresseur à membranes s’arrête, cela ne signifie pas obligatoirement qu’il est hors d’usage ! Le changement des membranes et le recentrage du micro-contacteur devraient suffire pour qu’il soit de nouveau pleinement opérationnel !
Confiez-nous cet entretien et réparation à distance :
Nous avons reçu hier un compresseur à membranesHiblow HP-100, provenant de la région de Nantes ( 44000 ), pour expertise et réparation. Après quelques minutes en atelier, nous établissons un devis à cet usager. Le devis accepté, le sur-presseur est réparé, avec changement des membranes, testé, puis renvoyé le jour même à son propriétaire par le transporteur La Poste Colissimo.
Réparation à distance d’un compresseur à membranes HIBLOW HP-100 venant de Nantes ( 44000).
Réparation à distance d’un compresseur à membranes HIBLOW HP-100 venant de Nantes ( 44000).
Nettoyage du compresseur et de l’arbre aimant
Nouvelles membranes en caoutchouc
Vérification de la pression
Réparation à distance d’un compresseur à membranes HIBLOW HP-100 venant de Nantes ( 44000).
Nous rappelons que l’entretien de votre micro-station d’épuration ne se résume pas qu’à l’entretien du compresseur et au changement de ses membrane ou pistons. Il convient de se référer au guide de l’usager, émis par le fabricant, pour effectuer correctement, et à temps, ces maintenances préventives et / ou curatives.
Vérification de la pression maximale après changement des membranes
Intervention ce jour, à Saint-Georges-d’Elle ( 50680 ), pour l’entretien d’une filière classique, composée d’une fosse toutes eaux SEBICO FAN 10 000 Litres, d’un poste de relevage eaux pré-traitées, grand volume ( 3000 Litres ), bi-pompes, et d’un épandage à très faible profondeur de 108 mètres linéaires.