Etude de sol et de définition de filière à Le Mesnil-Rouxelin ( 50000 )

AQUAsoluces réalise votre étude de sol Assainissement Non Collectif pour le SPANC à Le Mesnil-Rouxelin ( 50000 )

Réalisation d’une étude de sol et de définition de filière d’Assainissement Non Collectif à Le Mesnil-Rouxelin 50000 le 31/07/2026. Le rapport d’étude a été rédigé le 13/10/2026.

Le projet est une Réhabilitation de type Habitation . La taille du projet correspond à 8 pièces principales, soit 8 Equivalents Habitants (EH).

2 sondages ont été réalisés.

Un test de perméabilité est effectué à l’aide d’un infiltromètre à niveau constant. Le coefficient de perméabilité K mesuré est ainsi fixé à 170 mm/h, correspondant à un sol Perméable.

Un traitement des eaux usées par le sol en place peut il être envisagé ? Non

– La place disponible est insuffisante.

– La nature de la surface du terrain n’est pas compatible.
Toutefois, cette nature du terrain n’est pas limitante. En effet, un décaissement, déblaiement, et un remaniement de la parcelle seront effectués, avec végétalisation de la surface (herbe).

Solution retenue :

Graf EASYONE 9 EH : filière compacte ( Micro station )
N° d’agrément ministériel : 2015-008-ext02

Le dispositif de traitement est une micro-station à boues activées fonctionnant selon le principe SBR (Sequencing Batch Reactor). Il comprend dans une seule et même cuve cylindrique en polypropylène : – une zone de tranquillisation ; – une zone de traitement. Ces deux zones sont séparées par une cloison en polypropylène. Le passage des eaux usées entre les deux zones s’effectue sous la cloison, au fond du bassin. L’évacuation de l’eau traitée est réalisée par un levier d’extraction en polyéthylène, fonctionnant selon le principe d’une pompe à injection d’air (airlift). L’aération des deux zones est assurée par un compresseur d’air, fonctionnant en alternance selon un cycle programmé. Le compresseur est raccordé, au fond de la cuve, à une rampe de diffusion en acier inoxydable équipée d’un ou de deux diffuseurs « fines bulles » à membranes microperforées. Le fonctionnement de la micro-station d’épuration est géré par un automate avec microprocesseur qui commande le compresseur d’air et sa répartition entre les diffuseurs et le levier d’extraction des eaux traitées via des électrovannes ou des vannes motorisées dédiées. Le compresseur et l’automate avec microprocesseur sont situés dans une armoire électrique qui doit être installée selon les conditions de mise en œuvre précisées dans le guide d’utilisation. Un système d’alarme visuelle permet de détecter tout dysfonctionnement des équipements via l’automate. Cette station peut être posée en présence d’une nappe phréatique à faible profondeur. Le niveau de la nappe ne doit toutefois pas dépasser le niveau d’entrée et sortie de la station, avec un remblaiement minimum de 0.80 mètre au dessus de la cuve.

Un poste de relevage / refoulement des eaux traitées sera nécessaire.

Les eaux usées ainsi traitées seront ensuite évacuées par infiltration dans le sol et contenue sur la parcelle.

Ce projet a été validé par le SPANC Communauté de communes SAINT LO Agglo.

Comment réparer un compresseur Hiblow HP-80 ?

Ne jetez pas votre compresseur à la poubelle ! Sa réparation est certainement possible !

Nous recevons aujourd’hui le compresseur Hiblow HP-80 d’une micro-station, dont l’usager nous confie à distance sa réparation.

Ce compresseur ne fonctionne plus, chose tout à fait normale … vous allez comprendre pourquoi.

Pour cette maintenance, nous avons besoin de quelques outils simples, tournevis, clé et du kit membranes Hiblow HP-80 que vous trouverez sur notre boutique >>ici<<

Il nous faudra aussi un manomètre millibar pour vérifier la pression max du compresseur qui doit pouvoir atteindre 400 mbar.

Vidéo de la réparation :

Il faut bien penser à recentrer le micro-contacteur, sans quoi le compresseur ne redémarrera pas !

La rupture des membranes et l’arrêt du compresseur interviennent en moyenne entre 18 et 24 mois d’utilisation. C’est une chose normale. Les membranes sont donc des consommables qu’il faut changer régulièrement.

Des bio-billes, toujours des bio-billes …

L’entretien d’une micro-station ne se résume pas à un simple lavage pour faire beau …

Notre camion atelier est mobilisé aujourd’hui pour l’entretien d’une micro-station SEBICO AQUAmeris.

En vidéo :

On s’intéresse dans un premier temps au compresseur à membranes SECOH EL-C-80-15. Nous l’emmenons dans notre camion atelier pour le remplacement de ses membranes déchirées, provoquant un arrêt automatique par l’action d’un contacteur de sécurité.

Pour cette maintenance, on utilise le kit membranes fourni par SECOH Bibus.

On vérifie rapidement l’état de l’arbre aimant. Ici tout est OK.

On remonte avec les nouvelles membranes, on centre minutieusement l’arbre aimant afin qu’il ne frotte pas sur les bobines placées de chaque côté, et on vérifie qu’il se déplace librement.

Il faut aussi penser à recentrer le micro-contacteur de sécurité, sans quoi le compresseur ne redémarrera pas !

On nettoie le filtre à air et notre petite astuce consiste à le tourner de 90° pour utiliser la partie encore très propre.

Direction maintenant la micro-station où nous allons vérifier la pression maximale du compresseur. Cette vérification permet de contrôler le bon rendement du compresseur.

On contrôle ensuite la pression de service. Une valeur trop faible indique une potentielle fuit d’air, et une valeur trop élevée peut indiquer un colmatage des tuyaux ou des diffuseurs d’air.

On règle ensuite le débit de la recirculation et l’on s’aperçoit que des bio-billes ( média SEBIFLOW ) sont présentes dans le clarificateur, chose totalement anormale. C’est un problème récurrent sur ce modèle de micro-station, avec un possible relargage de ces bouts de plastique dans la nature. On sort alors l’outil magique, outil indispensable en ANC : l’épuisette ! Et c’est parti pour la pêche à la bio-bille, même si ce n’est pas la saison. On les replace convenablement dans le réacteur biologique.

On effectue aussi une mesure de boue dans le décanteur primaire à l’aide de notre Mudline TG. Pour rappel, pour les micro-stations, une vidange s’impose à 30% selon la réglementation.

On nettoie aussi la grille pré-filtre, et pour finir, avant de partir, un petit lavage général. Et oui, vous l’avez compris, l’entretien d’une micro-station ne se résume pas à un simple lavage pour faire beau !

La problématique de l’assainissement des eaux usées issues d’un chenil

En Assainissement Non Collectif, l’Équivalent Habitant ne se résume pas toujours au 150 Litres / jour / Habitant !

Un distributeur en ANC, d’une grande enseigne nationale, me contacte aujourd’hui suite à une étude réalisée pour un projet particulier.

Selon son accent, je comprend rapidement qu’il se situe dans le SUD, bien loin de mon secteur. Toutefois, j’accorde volontiers quelques minutes à cet échange, passionné par la technique.

La problématique : traiter les eaux usées issues d’un chenil. Sujet que je connais bien, auquel j’ai déjà été confronté.

Le contexte : Un confrère bureau d’étude sur ce secteur a apparemment prescrit une filière compacte, sans nom, uniquement en définissant la capacité minimale en Équivalent Habitant qu’elle devra pouvoir accepter. Ce distributeur, consulté par le client final, doute sur ce choix et me sollicite pour avis, ayant tombé sur l’un de mes articles traitant du sujet.

Je pense en effet que ce distributeur a raison de douter. Prescrire sans nommer est une grave erreur dans ce cas particulier car la plupart des fabricants de filières compactes refuse de traiter les eaux usées issues d’un chenil. L’étude est alors fortement compromise.

De plus, l’étude semble uniquement s’être basée sur la charge hydraulique journalière pour définir l’Équivalent Habitant. C’est aussi une erreur car les eaux usées des chenils, même si les matières solides sont déposées en fumure, sont chargées de poils mais surtout chargées en biocides ( désinfectant ), comme imposé par la réglementation pour ce type d’installation, et très nuisibles à l’équilibre des dispositifs d’Assainissement Non Collectif. Mon confrère ne semblait pas être informé de cette situation problématique et de ces obligations réglementaires.

– 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐥𝐬 : la mise en place d’un filtre à paille, placé en amont, dès la collecte, permet de piéger efficacement les poils. C’est d’ailleur le seul dispositif réellement efficace. Toutefois, il n’existe aucun modèle pré-fabriqué dans le commerce. Ce type d’accessoire est à fabriquer sur-mesures. Un exemple en photo, sans la paille. Une grille est placée en sortie pour éviter la migration de la paille et des poils. Cet accessoire nécessite un entretien fréquent avec le remplacement régulier de la paille et le nettoyage de la grille.

Filtre à paille pour rétention des poils de chien

– 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐢𝐨𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 : la seule solution est, dans un premier temps, la mise en place d’une cuve tampon avec un temps de séjour asse long pour un premier abattement de cette charge problématique. Puis le mélange, par alimentation cyclée, à l’aide d’une pompe, de ces effluents à des eaux usées SEPTIQUES domestiques dans une fosse toutes eaux. La charge biocide problématique pourra ainsi être neutralisée grâce à la charge septique domestique. Enfin ces eaux pourront être dirigées vers un ouvrage de traitement (tranchées d’épandage, filtre compact, micro-station, phyto-épuration ou autres …).

L’échange a duré quelques dizaines de minutes et a été constructif !

Quel est le meilleur produit pour activer une fosse septique ou une micro-station ?

Eparcyl VS Yaourt …

Lors de mes interventions, mes clients me posent souvent la question : « Faut-il mettre un produit activateur dans ma fosse ou ma micro-station, de type Eparcyl ?  » Ou alors ils m’affirment qu’ils jettent régulièrement un yaourt dans leur toilettes …

Mais qu’en est il vraiment ? Que faut il faire pour qu’une fosse septique fonctionne correctement ?

La réponse en vidéo :

Alors Eparcil et Yaourt on oubli ! Une fosse tranquille cela s’active naturellement tout seul !

Mais au lieu de parler des produits que l’on peut mettre dans la fosse, parlons plutôt des produits qu’il ne faut surtout pas mettre !

On évitera tous les biocides, désinfectants et autres produits dangereux qui pourraient nuire au bactéries que l’on souhaite cultiver dans notre fosse. L’eau de javel, par exemple tue les bactéries !

Donc on évite tous ces produits dangereux dans la fosse, il en est évidemment de même pour les micro-stations d’épuration et filtres compacts.

Assainissement : la porosité des matériaux

Faisons le point pour comprendre son importance

La porosité est le rapport entre le volume des espaces vides disponibles et le volume total. On distingue deux types de porosité :

  • Porosité inter-granulaire : elle correspond aux espaces vides laissés par le rangement des grains ou des particules.
  • Porosité intra-particulaire : elle se situe à l’intérieure même de la particule, comme un ensemble de petits trous.

Nous allons comparer la porosité de 3 matériaux couramment utilisés en Assainissement Non Collectif :

  • Le gravier 10/40, utilisé dans les tranchées d’épandage, de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm, ici du 10/14. Pour ce type de matériaux minéral, on comprend que la porosité intra-particulaire est nulle. Cependant certaines roches en disposent. C’est le cas des roches volcaniques, de type pouzzolane, où les pores sont formés par l’échappement des gaz lors du refroidissement de la roche.
  • On s’intéresse aussi aux fragments de coco que l’on retrouve dans certains filtres compacts comme Ecoflo, de Premier Tech, ou Cocolit de Purotek.
  • Et pour finir, la laine de roche, que l’on retrouve dans certains filtres compacts comme Biorock et Graf easyRock.

Il existe bien d’autres matériaux utilisé en ANC, tels que le Xylit (Eloy Water), les coquilles de noisettes concassées ( SIMOP, Hydreal ), l’écorce de pin ( Eparco ) …

Notre protocole expérimental, pour mesurer la porosité de ces matériaux, est assez simple.

Protocole de mesure de la porosité de matériaux utilisés en ANC, tels que le gravier, les fragments de coco et la laine de roche

Nous allons tout simplement mesurer la quantité d’eau nécessaire pour combler les vides offerts par la porosité totale ( c’est à dire offerts par la porosité inter et intra-granulaire ). Les matériaux sont placés dans des contenants identiques de volume 1 litre. Le volume d’eau nécessaire au remplissage sera mesuré à l’aide d’une balance. 1 litre d’eau pesant 1 Kg, sur Terre, et dans les conditions normales de pression et de température, bien évidemment.

Même si notre protocole et notre équipement ne sont pas d’une très grande précision, ils permettront tout de même d’obtenir des ordres de grandeur représentatifs. Le tout en vidéo :

Pour résumer : la porosité du gravier, de type 10/14, est de l’ordre de 44,2% et correspond uniquement à de la porosité inter-particulaire. La porosité totale des fragments de coco, inter et intra particulaire, est de l’ordre de 63.5%. Quant à la laine de roche, la porosité totale, sous forme de cubes, est de 97.1%, contre 87.9% lorsqu’elle est fragmentée.

Concernant le gravier, sans porosité intra-particulaire, il est utilisé, en assainissement non collectif, uniquement pour disperser les effluents à traiter par les micro-organismes contenus dans le sol en place. Il n’est en aucun cas un support de culture, contrairement à certaines idées reçues.

Les fragments de coco, quant à eux, offrent une bonne porosité totale, tant intra que inter-particulaire. Ils sont ainsi un très bon support pour la culture de bactéries. Ils assurent une bonne rétention d’eau, grâce à leur porosité intra-particulaire, tout en restant suffisamment aéré, grâce à leur porosité inter-particulaire, condition pour un traitement aérobie efficace.

On comprend alors pourquoi la laine de roche est utilisée, dans les filtres compacts Graf et Biorock, sous forme de cubes. Ces cubes présentent une bonne porosité intra-particulaire, mais surtout une très forte porosité inter-particulaire maintenant ainsi le massif filtrant bien aéré pour un traitement optimal des eaux usées.

Je crois qu’on a fait le tour ! Vous connaissez maintenant l’intérêt de la porosité en Assainissement Non Collectif.