Filtre compact : les points d’impact, une faiblesse

L’entretien régulier est l’occasion de faire le point !

Il existe un nombre important de filtres compacts sur le marché pour le traitement des eaux usées domestiques.

Différents types de média filtrants sont alors utilisés :

Un des points les plus importants pour l’efficacité de cette filière d’assainissement reste la bonne répartition des effluents en surface du massif filtrant, jamais au même endroit.

En effet, de nombreux fabricants utilisent des plaques de répartitions percées, mais, malgré l’action d’un auget, la percolation des effluents est toujours effectuée aux mêmes endroits, provocant ainsi des points d’impacts avec un tassement du média.

On imagine ensuite un cheminement par des chemins préférentiels. Dans ces conditions, une scarification du média est nécessaire au minimum tous les 2 ans pour remédier à ce problème. Ainsi, le filtre compact reste pleinement efficace avec un traitement optimal des eaux usées.

Points d’impacts dans un filtre compact Ecoflo PE2 5 EH SB

D’autres fabricants se sont intéressés à résoudre ce problème, notamment Graf avec son filtre compact easyCompact.

Ainsi, la mise en place en surface de média en plastique incohérents assure une parfaite répartition des effluents sur la surface du média minéral placé juste en dessous, sans points d’impacts, sans chemin privilégiés et sans compromettre la parfaite ventilation. Dans ces conditions, le média minéral ne risque plus de se tasser ni de se compacter dans le temps.

Média filtrant du filtre compact Graf easyCompact

« L’entretien régulier de votre dispositif d’assainissement est l’occasion de faire le point sur son fonctionnement et de corriger à temps les dysfonctionnements »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

Carrefour des gestions locales de l’Eau 2024

31 Janvier – 1er Février 2024 à Rennes

AQUAsoluces sera présent au carrefour des gestions locales de l’eau 2024 ( CGLE ) à Rennes, organisé par le réseau IDEAL Connaissances ( idealCO ).

En effet, nous souhaitons nous former constamment aux nouvelles techniques et aux nouvelles technologies afin de vous proposer le meilleurs services et les meilleures solutions pour votre assainissement non collectif.

A cette occasion, nous ne manquerons pas de visiter le stand du fabricant Graf pour découvrir le nouveau filtre compact easyCompact. Nous pourrons alors vérifier si ce nouveau produit, tant attendu, reste fidèle à la réputation de qualité de fabrication Graf, tant reconnue : Deutsche Qualität.


« Nous prendrons aussi le temps de rencontrer de nombreux autres fabricants et distributeurs, toujours à l’affût de nouvelles opportunités. »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

Le filtre compact prêt à poser, le plus solide du marché, avec un recouvrement possible jusqu’à 1.20 mètres, monocuve ( pack ) de 4 à 6 EH, sortie haute ou sortie basse :

L’ Assainissement : Notre métier !

Nous partageons volontiers notre expérience et notre savoir faire

Forts de plus de 12 ans d’expérience, nous continuons de nous former aux nouvelles technologies et aux nouveaux procédés liés à l’ Assainissement Non Collectif.

Nous n’ hésitons alors pas à vous faire part de nos retours d’expériences, ou toutes autres informations, que nous partageons volontiers.

C’est pour cette raison que l’ensemble de nos articles est rédigé par une personne physique et bien réelle et non pas par une Intelligence Artificielle ( IA ) comme de nombreux concurrents usurpateurs.


 » L’ Intelligence Artificielle n’est pour l’instant pas capable de traiter efficacement les eaux usées domestiques … ni d’assurer les missions de contrôles SPANC … et encore moins l’entretien. Pourvu que ça dure ! « 

Ludovic AGNES – SARL AQUAsoluces

Du nouveau dans l’ Assainissement Non Collectif

De nouvelles règles d’implantation concernant les filières agréées

Le cadre règlementaire, à destination des opérateurs économiques, et régissant les procédures d’agrément des dispositifs d’Assainissement Non Collectif, a été actualisé en Octobre 2023.

Note relative à la mise du jour cadre destiné aux opérateurs économiques pour la procédure d’agrément
des dispositifs d’ANC

Cette modification des conditions d’obtention de l’agrément ministériel s’applique à toutes les nouvelles demandes, conformément aux modalités de l’article 9 de l’arrêté prescriptions techniques du 7 septembre 2009 modifié.

Cette mise à jour apporte des précisions concernant la sécurité des personnes, la sécurité des ouvrages et l’entretien des installations ( filtres compacts, micro-stations d’épuration, filtres plantés )

Ces nouveaux critères et ces nouvelles obligations sont rétroactives, applicables à l’ensemble des dispositifs déjà et prochainement agréés et prévalent ainsi aux prescriptions détaillées dans les guides existants.

Quatre points sont alors abordés :

  • Distance minimale d’une installation par rapport à tout ouvrage fondé :
    Lorsque la distance d’implantation de la cuve par rapport à un ouvrage fondé est inférieure à 5 mètres, une étude devra être réalisée par un bureau d’étude compétent ( étude géotechnique ). En cas d’absence de cette étude particulière, l’implantation de la filière agréée à moins de 5 mètres de fondations devra être refusée par le SPANC.
  • Condition d’utilisation des dispositifs de fermetures ne supportant pas la charge piétonnière de la classe A15 telle que définie dans la norme NF EN 124-1 :
    Les dispositifs de fermetures (couvercle et cadre associé) doivent supporter à minima une charge accidentelle. Chaque couvercle doit résister à une charge ponctuelle de 600 daN sous un poinçon cylindrique Ø 150 mm par essais sous la responsabilité d’un laboratoire tierce partie compétent (sans critère de déformation).
    Un pictogramme d’interdiction de marche (pied barré) sera apposé sur chaque dispositif de fermeture (ou toute précaution évitant de marcher dessus), et les installations seront délimitées visuellement de manière pérenne (bordure, clôture, empierrement, etc.)
  • Protection sanitaire des dispositifs recevant des eaux usées brutes à l’air libre :
    Elle est constituée :

    d’une clôture grillagée souple (grillage simple torsion ou équivalent avec une maille inférieure ou égale) ou rigide, permanente de 0,80 m de hauteur minimum avec portillon d’accès fermé et disposée tout autour du dispositif afin d’empêcher les accès notamment des enfants et des animaux domestiques susceptibles d’être présents sur la parcelle

    d’une grille de vide de maille de 50 x 50 mm fixée horizontalement sur le pourtour du filtre vertical par des ancrages fixes. Le vide de maille ne doit jamais dépasser 55 x 55 mm (valeurs intégrant les entraxes de 53 mm entachés d’une tolérance de 1,5 mm)
  • Fréquence de vidange :
    Le guide d’utilisation peut mentionner que la fréquence observée in situ est moins importante que la fréquence de vidange obtenue à partir des essais car les taux d’occupation réels dans l’habitation sont souvent moins importants que les taux d’occupation pour lesquels la fréquence de vidange calculée a été déterminée (à pleine capacité). Dans ce cas, la durée entre deux vidanges ne doit pas dépasser deux fois la fréquence théorique mentionnée dans l’avis d’agrément.

Plusieurs de ces points nous interpellent :

  1. Il est dommage que la vidange ne soit désormais plus définie selon l’usage réel. Une simple mesure de boue, réalisée in situ, permet en effet de définir efficacement la fréquence de vidange … Beaucoup d’installations vont alors être vidangées pour rien. De plus, cela ne résout en rien la problématique de l’entretien, notamment concernant les filières classiques qui sont elles aussi concernées par les vidanges. A quand une obligation réelle d’entretien ?
  2. Il est à noter que cette mise à jour ne concerne que les filières agréées. Les filières classiques, de type fosse toutes eaux, ne sont alors pas concernées … Pourtant, les dangers pour les personnes restent identiques, notamment concernant les dispositifs de fermetures !
  3. Il en est de même pour les risques sur les bâtiments. Poser une fosse toutes eaux à moins de 5 mètres de fondations présente les mêmes risques que de poser une filière agréée dans les mêmes conditions !

Une nouvelle fois on piétine :

Pourquoi inventer de nouvelles règles ? Ne peut on pas simplement faire en sorte d’appliquer correctement la règlementation existante ?


« Concernant la réalisation d’une étude spécifique, dans le cas d’une implantation d’un dispositif agréé à moins de 5 mètres de fondations, et puisqu’il le faut, celle-ci sera confiée à notre partenaire géotechnicien spécialisé.  »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

Première gelée matinale

La nuit fut fraîche à PONT-HEBERT

La station météorologique de Pont-Hébert (50880) a enregistré sa première gelée matinale ce samedi 2 décembre 2023.

La nuit fut fraîche avec une température maximale de 1.9° à 00H02 et une température minimale de -2.9° relevée à 08H17. Mais cela n’a rien d’exceptionnel en ce début de mois de Décembre.

Les températures furent négatives à partir de 02H10.

Relevé de température de la nuit du 1er au 2 décembre 2023
Relevé de température de la nuit du 1er au 2 décembre 2023

Ludovic AGNES, Gérant et chargé d'études SARL AQUAsoluces

« Ces périodes de froid peuvent occasionner des dommages, notamment sur les canalisations d’eau. Il faut alors penser à bien protéger les conduites potentiellement exposées et les regards de compteur d’eau afin qu’ils ne gèlent pas. La mise en place d’un simple isolant et souvent suffisante et efficace. »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

Autorisation de jeter un pavé dans la mare

Attention aux éclaboussures, des personnes vont être mouillées !

L’étude de sol et de définition de filière peut parfois conclure à la mise en place d’une solution drainée, avec rejet vers un exutoire privé, voire publique.

Évidemment, cette solution est de dernier recours, le but étant de limiter les rejets et ainsi favoriser l’infiltration dans le sol.

Cependant, lorsqu’il s’impose, et conformément à l’arrêté ministériel prescription technique du 7 Septembre 2009, modifié le 7 Mars 2012, un tel rejet nécessite l’autorisation du propriétaire gestionnaire de l’exutoire ( article 12 ).

Depuis quelques années maintenant, dans le cas de rejet en fossé départemental, certains Conseils Départementaux exigent une infiltration partielle avant rejet.

Outre le fait que cette infiltration partielle risque d’aggraver la situation, avec notamment la création de volumes de rejet supplémentaires par drainage des terrains encaissants, cette disposition reste totalement illégale et non règlementaire.

En effet, dans le cas d’une perméabilité inférieure à 10 mm/h, l’arrêté ministériel interdit clairement l’infiltration dans le sol, même partielle, dans ses articles 11 et 12 :

Article 11 :
Les eaux usées traitées sont évacuées, selon les règles de l’art, par le sol en place sous-jacent ou juxtaposé au traitement, au niveau de la parcelle de l’immeuble, afin d’assurer la permanence de l’infiltration, si la perméabilité est comprise entre 10 et 500 mm/h.

Article 12 :
Dans le cas ou le sol en place sous-jacent ou juxtaposé au traitement ne respecte pas les critères définis à l’article 11 ci dessus, les eaux usées traitées sont drainées et rejetées vers le milieu hydraulique superficiel après autorisation du propriétaire ou du gestionnaire du milieu récepteur, s’il est démontré, par une étude particulière à la charge du pétitionnaire, qu’aucune autre solution d’évacuation n’est envisageable.

Le critère de perméabilité, fixé à 10 mm/h minimum, et, selon les règles de l’art ( DTU 64.1 ), mesuré à 0.70 mètre de profondeur minimum, reste le facteur limitant officiel.

Autrement dit, un Conseil Départemental a clairement le droit de refuser le rejet dans un fossé.

Toutefois, imposer une infiltration partielle avant rejet, lorsque la perméabilité est inférieure à 10 mm/h, reste totalement illégal.

D’ailleurs, il n’existe aucune règle de dimensionnent officielle pour cette infiltration partielle avant rejet et celle-ci n’est mentionnée dans aucun texte règlementaire ( arrêté prescriptions techniques, DTU 64.1 …).

En considérant le pouvoir de l’administration locale ( département, commune ), celle-ci peut se réserver le droit d’être plus restrictive mais ne peut, en aucun cas, être plus laxiste que la règlementation nationale.

Autrement dit, le Département peut interdire plus que l’État. Par contre, le Département ne peut pas autoriser quelque chose interdit par l’État.

Autrement dit, le Département ne peut pas autoriser l’infiltration, même partielle, lorsque l’État l’interdit.

L’infiltration partielle avant rejet n’est donc pas règlementairement reconnue. Dans une telle situation, le SPANC compétent ne peut donc pas emmètre un avis conforme.

Malheureusement, dans un tel cas, bureaux d’études, comme installateurs, sommes obligés de nous plier à cet abus.

Faute de quoi, sans solution complète et pérenne pour l’assainissement des eaux usées, sans autorisation de rejet, l’habitation devrait être classée insalubre par la préfecture ( ARS ), avec toutes ses conséquences …

Pour autant, dans ces conditions, notre travail reste non règlementaire, et, en cas de problème, la faute nous sera reprochée et nous devrons assumer.

Peut être faudrait-il songer à corriger officiellement ce point essentiel de la règlementation …


« L’infiltration partielle avant rejet, dans le cas d’une perméabilité inférieure à 10 mm/h, reste non réglementaire selon les articles 11 et 12 de l’arrêté ministériel du 7 Septembre 2009, modifié le 7 Mars 2012 »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsolucese

affaire à suivre …