Tout pour l' Assainissement : Etudes, Installation, Entretien
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MANCHE (50), CALVADOS (14), ORNE (61) et proche Ille et Vilaine (35) ...
Catégorie : Généralités
Les généralités de l’Assainissement Non Collectif, Les questions fréquentes.
Après la pose d’un dispositif d’assainissement il est important d’effectuer la mise en service avec différents réglages. Un exemple ici avec un filtre compact Graf easyRock.
Réglage et tests de fonctionnement du filtre compact Graf easyCompact
Lors de cette mise en service, on vérifie les niveaux. Mais ce pas toujours suffisant. Ici malgré un bon niveau, l’auget ne bascule pas et déborde. La bonne répartition des effluents en surface n’est donc pas correctement assurée.
Il faudra alors simplement régler les vis de butée situées sous l’auget. Après ce réglage, tout est opérationnel !
Pourquoi tenter de créer et de commercialiser un logiciel unique pour la gestion de l’Assainissement Non Collectif, incluant la rédaction des études, les contrôles de SPANC, les opérations d’entretien alors que de nombreuses solutions existent déjà ?
C’est comme vouloir imposer une ergonomie et une façon de faire. Chacun est expert dans son domaine et doit rester libre d’utiliser l’outil qui lui semble être le plus adapté à ses besoins.
Comme pour les filières agrées, ou pourtant chaque fabricant se revendique être le meilleur, et chaque cas restant unique, aucune solution ne peut répondre à l’ensemble des besoins du marché.
Le besoin n’est pas là, mais plutôt sur la communication, l’échange et le suivi des données.
Je me retourne alors, je regarde en arrière et je repense à l’idée que j’avais soumis au Synaba en 2010 … Une idée semble t-il prématurée à l’époque.
Un concept pourtant simple permettant de faciliter les échanges entre les différents acteurs de l’ ANC, sans pour autant imposer l’utilisation d’un quelconque logiciel. Les échanges se faisant avec la mise en place d’un standard numérique commun, par simple fichier XML, qui s’importe ou s’exporte, selon la situation et les besoins.
Chaque acteur resterait ainsi libre d’utiliser l’outil qu’il juge le plus ergonomique et le plus adapté à son activité.
Reste à définir la matrice de ce fichier d’échange ainsi que les règles d’utilisation. L’ensemble des acteurs de l’ANC, leurs représentants et leur syndicats, ont une place importante, à mon sens, pour l’établissement d’une telle norme.
Evidemment restera aux développeurs des solutions logicielles existantes à mettre en place ces options d’import/export de données. Des tâches techniquement accessibles me semble t-il, mais surtout éthiquement plus correctes.
On pourrait alors imaginer qu’en un seul clic une étude s’intègre dans l’outil d’un SPANC. Idem pour une intervention d’entretien …
C’est peut être utopiste, mais cela reste réalisable !
Traitement des eaux usées par infiltration dans le sol
Même en présence d’une pompe pour les eaux pré-traitées, placée en sortie de fosse toutes eaux, la filière traditionnelle d’Assainissement Non Collectif, par traitement et évacuation par infiltration dans le sol, reste la plus simple, la plus économique et la plus durable, avec le minimum d’entretien, pour un traitement efficace des eaux usées domestiques.
Pour rappel, et contrairement à de nombreuses idées reçues, l’épandage de cette filière classique assure bien deux rôles et n’est pas qu’un simple mode d’évacuation :
Traitement des eaux usées : il est assuré par les bactéries aérobies présentent naturellement dans le sol en place. Le sol doit être suffisamment perméable et l’épandage doit être placé le plus près de la surface possible pour permettre une bonne aération et le bon développement d’une culture de bactérie aérobies.
Évacuation des eaux traitées : les eaux ainsi traitées sont ensuite évacuées par percolation dans le sol en place sous-jacent.
Un brise-jet d’injection est installé dans le regard de répartition Hydreal de l’ épandage. Ce brise-jet, composé d’un coude à 90° tourné vers le bas, a pour but d’assurer une équitable répartition des effluents dans les différentes branches de l’épandage en cassant le jet de la pompe. En l’absence de brise jet, un chemin préférentiel s’établi vers la branche centrale de l’épandage, ce qui peut être préjudiciable.
Le DTU 64.1 ( Norme, disponible auprès de l’ AFNOR )
Beaucoup de SPANC s’appuient sur le DTU 64.1 lors de lors contrôles de conception et lors de leur contrôles de réalisation. Ainsi, nous avons eu connaissance dernièrement d’un SPANC qui n’a pas hésité à refuser la réalisation d’un épandage au prétexte que sa pente était trop importante, de l’ordre de 4%, supérieure à la valeur de 1% décrite dans le DTU 64.1. L’arrêté prescriptions techniques, quant à lui, évoque, dans son annexe 1, une pose ‘horizontale’ des tuyaux d’épandage, sans préciser de valeur de pente.
A 4%, voire 5%, nous sommes encore loin de la verticalité ! L’horizontalité est donc assurée.
Ainsi, cette réalisation ne peut donc pas être classée réglementairement non-conforme.
Cependant, le SPANC peut mentionner ce nom respect du DTU 64.1 dans son avis, rappelant ainsi les responsabilités en cas de désordre.
Epandage à très faible profondeur
Cette position est confirmé par un récent arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Toulouse, en 2025, selon lequel la non-conformité au DTU n’équivaut pas à une non-conformité réglementaire ( >>Lire<< ). De plus, chercher à rendre son application obligatoire, en intégrant des extraits dans le règlement de service du SPANC, serait a priori illégal, puisque d’application volontaire.
Peut-on alors enfin imaginer le dimensionnement d’épandages inférieur à 45 mètres ? Ceci permettrait plus de réalisations de cette filière classique, notamment lorsque la place disponible est réduite. Une solution économiquement plus inintéressante qui pourrait motiver les réhabilitations … au détriment du business juteux des filières agréées.
Avec un arrêté ministériel prescriptions techniques peu précis, la boite de Pandore est désormais ouverte …
Toutes les précautions techniques nécessaires doivent être prises.
La dalle de répartition en surface d’un dispositif d’Assainissement Non Collectif a pour but de soulager l’ouvrage et d’éviter tout dommage lors du passage ou stockage de charges lourdes ( passage véhicules … ).
Il n’existe pas de règle officielle pour sa réalisation, ni de norme spécifique. Il convient donc d’être précis, minutieux et de prendre toutes les précautions nécessaires pour sa conception et sa réalisation.
Ainsi, cette dalle de répartition de charge devra impérativement être autoportante, avec un repos suffisant hors fouille, et conçu avec une épaisseur et des matériaux acceptant la charge prévue en surface, sans déformation possible.
Les tampons d’accès devront être modifiés et adaptés pour accepter cette charge ponctuelle ou permanente, et totalement dissociés du dispositif pour éviter toute transmission de contrainte.
Il s’agit donc d’une conception et d’une réalisation uniques, sur mesure, adaptées aux différentes caractéristiques du projet.
Certains fabricants commercialisent des options permettant le passage de véhicules sans dalle de répartition. C’est le cas de Graf avec sa micro station easyOne et l’option couvercle fonte ( voir conditions ).
Alors évidemment, les autres fabricants souhaitent s’exprimer à leur tour et vanter les mérites de leur meilleure solution. On attend donc de réelles surprises, des innovations, des informations techniques précises avec des tarifs clairement exprimés, à la hauteur de toute cette mayonnaise médiathique.
Ainsi, lors du CGLE 2026, nous pourrons entendre :
ELOY Water :Gestion du média filtrant xylit en fin de vie On en apprendra peut-être un plus, lors de cette intervention, sur les tensions d’approvisionnement autour de la filière X-Perco. La fourniture en Xylit est-elle suffisante pour la mise en oeuvre des filtres neufs et pour les futurs RMF ?L’ensemble des acteurs de l’ANC est en droit de se poser une telle question.
26ème édition du Carrefour des gestions locales de l’eau, organisée à Rennes (35), les 22 et 23 Janvier 2025
Le RMF semble enfin au cœur du débat … 15 ans après les premiers agréments … C’est dommage …
C’est bien l’usager qui en paye les conséquences, avec le risque de voir des dispositifs abandonnés, non renouvelés.
Le législateur devrait imposer de préciser les conditions et le coût du RMF, de façon contractuelle, dans le guide de l’usager. Cela nous semble le minimum et cela permettrait à l’usager de se projeter sereinement dans le temps.
Les fabricants ont aussi de le droit d’apporter spontanément ces précieuses informations, sans attendre l’échéance fatidique des premiers RMF.
Mais qu’en est il des fabricants et des modèles qui n’existent plus ? Prenons l’exemple de Phytoplus Environnement et de son filtre compact Stépurfiltre à base d’écorce de pin. Comment procéder au RMF dans ces conditions ? On abandonne l’usager au bord du chemin ? avec un investissement à plus de 10 000 €, parfois subventionné par des fonds publiques ( Subvention, agence de l’eau ).