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Des bio-billes, toujours des bio-billes …

L’entretien d’une micro-station ne se résume pas à un simple lavage pour faire beau …

Notre camion atelier est mobilisé aujourd’hui pour l’entretien d’une micro-station SEBICO AQUAmeris.

En vidéo :

On s’intéresse dans un premier temps au compresseur à membranes SECOH EL-C-80-15. Nous l’emmenons dans notre camion atelier pour le remplacement de ses membranes déchirées, provoquant un arrêt automatique par l’action d’un contacteur de sécurité.

Pour cette maintenance, on utilise le kit membranes fourni par SECOH Bibus.

On vérifie rapidement l’état de l’arbre aimant. Ici tout est OK.

On remonte avec les nouvelles membranes, on centre minutieusement l’arbre aimant afin qu’il ne frotte pas sur les bobines placées de chaque côté, et on vérifie qu’il se déplace librement.

Il faut aussi penser à recentrer le micro-contacteur de sécurité, sans quoi le compresseur ne redémarrera pas !

On nettoie le filtre à air et notre petite astuce consiste à le tourner de 90° pour utiliser la partie encore très propre.

Direction maintenant la micro-station où nous allons vérifier la pression maximale du compresseur. Cette vérification permet de contrôler le bon rendement du compresseur.

On contrôle ensuite la pression de service. Une valeur trop faible indique une potentielle fuit d’air, et une valeur trop élevée peut indiquer un colmatage des tuyaux ou des diffuseurs d’air.

On règle ensuite le débit de la recirculation et l’on s’aperçoit que des bio-billes ( média SEBIFLOW ) sont présentes dans le clarificateur, chose totalement anormale. C’est un problème récurrent sur ce modèle de micro-station, avec un possible relargage de ces bouts de plastique dans la nature. On sort alors l’outil magique, outil indispensable en ANC : l’épuisette ! Et c’est parti pour la pêche à la bio-bille, même si ce n’est pas la saison. On les replace convenablement dans le réacteur biologique.

On effectue aussi une mesure de boue dans le décanteur primaire à l’aide de notre Mudline TG. Pour rappel, pour les micro-stations, une vidange s’impose à 30% selon la réglementation.

On nettoie aussi la grille pré-filtre, et pour finir, avant de partir, un petit lavage général. Et oui, vous l’avez compris, l’entretien d’une micro-station ne se résume pas à un simple lavage pour faire beau !

La problématique de l’assainissement des eaux usées issues d’un chenil

En Assainissement Non Collectif, l’Équivalent Habitant ne se résume pas toujours au 150 Litres / jour / Habitant !

Un distributeur en ANC, d’une grande enseigne nationale, me contacte aujourd’hui suite à une étude réalisée pour un projet particulier.

Selon son accent, je comprend rapidement qu’il se situe dans le SUD, bien loin de mon secteur. Toutefois, j’accorde volontiers quelques minutes à cet échange, passionné par la technique.

La problématique : traiter les eaux usées issues d’un chenil. Sujet que je connais bien, auquel j’ai déjà été confronté.

Le contexte : Un confrère bureau d’étude sur ce secteur a apparemment prescrit une filière compacte, sans nom, uniquement en définissant la capacité minimale en Équivalent Habitant qu’elle devra pouvoir accepter. Ce distributeur, consulté par le client final, doute sur ce choix et me sollicite pour avis, ayant tombé sur l’un de mes articles traitant du sujet.

Je pense en effet que ce distributeur a raison de douter. Prescrire sans nommer est une grave erreur dans ce cas particulier car la plupart des fabricants de filières compactes refuse de traiter les eaux usées issues d’un chenil. L’étude est alors fortement compromise.

De plus, l’étude semble uniquement s’être basée sur la charge hydraulique journalière pour définir l’Équivalent Habitant. C’est aussi une erreur car les eaux usées des chenils, même si les matières solides sont déposées en fumure, sont chargées de poils mais surtout chargées en biocides ( désinfectant ), comme imposé par la réglementation pour ce type d’installation, et très nuisibles à l’équilibre des dispositifs d’Assainissement Non Collectif. Mon confrère ne semblait pas être informé de cette situation problématique et de ces obligations réglementaires.

– 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐥𝐬 : la mise en place d’un filtre à paille, placé en amont, dès la collecte, permet de piéger efficacement les poils. C’est d’ailleur le seul dispositif réellement efficace. Toutefois, il n’existe aucun modèle pré-fabriqué dans le commerce. Ce type d’accessoire est à fabriquer sur-mesures. Un exemple en photo, sans la paille. Une grille est placée en sortie pour éviter la migration de la paille et des poils. Cet accessoire nécessite un entretien fréquent avec le remplacement régulier de la paille et le nettoyage de la grille.

Filtre à paille pour rétention des poils de chien

– 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐢𝐨𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 : la seule solution est, dans un premier temps, la mise en place d’une cuve tampon avec un temps de séjour asse long pour un premier abattement de cette charge problématique. Puis le mélange, par alimentation cyclée, à l’aide d’une pompe, de ces effluents à des eaux usées SEPTIQUES domestiques dans une fosse toutes eaux. La charge biocide problématique pourra ainsi être neutralisée grâce à la charge septique domestique. Enfin ces eaux pourront être dirigées vers un ouvrage de traitement (tranchées d’épandage, filtre compact, micro-station, phyto-épuration ou autres …).

L’échange a duré quelques dizaines de minutes et a été constructif !

Quel est le meilleur produit pour activer une fosse septique ou une micro-station ?

Eparcyl VS Yaourt …

Lors de mes interventions, mes clients me posent souvent la question : « Faut-il mettre un produit activateur dans ma fosse ou ma micro-station, de type Eparcyl ?  » Ou alors ils m’affirment qu’ils jettent régulièrement un yaourt dans leur toilettes …

Mais qu’en est il vraiment ? Que faut il faire pour qu’une fosse septique fonctionne correctement ?

La réponse en vidéo :

Alors Eparcil et Yaourt on oubli ! Une fosse tranquille cela s’active naturellement tout seul !

Mais au lieu de parler des produits que l’on peut mettre dans la fosse, parlons plutôt des produits qu’il ne faut surtout pas mettre !

On évitera tous les biocides, désinfectants et autres produits dangereux qui pourraient nuire au bactéries que l’on souhaite cultiver dans notre fosse. L’eau de javel, par exemple tue les bactéries !

Donc on évite tous ces produits dangereux dans la fosse, il en est évidemment de même pour les micro-stations d’épuration et filtres compacts.

Assainissement : la porosité des matériaux

Faisons le point pour comprendre son importance

La porosité est le rapport entre le volume des espaces vides disponibles et le volume total. On distingue deux types de porosité :

  • Porosité inter-granulaire : elle correspond aux espaces vides laissés par le rangement des grains ou des particules.
  • Porosité intra-particulaire : elle se situe à l’intérieure même de la particule, comme un ensemble de petits trous.

Nous allons comparer la porosité de 3 matériaux couramment utilisés en Assainissement Non Collectif :

  • Le gravier 10/40, utilisé dans les tranchées d’épandage, de granulométrie comprise entre 10 et 40 mm, ici du 10/14. Pour ce type de matériaux minéral, on comprend que la porosité intra-particulaire est nulle. Cependant certaines roches en disposent. C’est le cas des roches volcaniques, de type pouzzolane, où les pores sont formés par l’échappement des gaz lors du refroidissement de la roche.
  • On s’intéresse aussi aux fragments de coco que l’on retrouve dans certains filtres compacts comme Ecoflo, de Premier Tech, ou Cocolit de Purotek.
  • Et pour finir, la laine de roche, que l’on retrouve dans certains filtres compacts comme Biorock et Graf easyRock.

Il existe bien d’autres matériaux utilisé en ANC, tels que le Xylit (Eloy Water), les coquilles de noisettes concassées ( SIMOP, Hydreal ), l’écorce de pin ( Eparco ) …

Notre protocole expérimental, pour mesurer la porosité de ces matériaux, est assez simple.

Protocole de mesure de la porosité de matériaux utilisés en ANC, tels que le gravier, les fragments de coco et la laine de roche

Nous allons tout simplement mesurer la quantité d’eau nécessaire pour combler les vides offerts par la porosité totale ( c’est à dire offerts par la porosité inter et intra-granulaire ). Les matériaux sont placés dans des contenants identiques de volume 1 litre. Le volume d’eau nécessaire au remplissage sera mesuré à l’aide d’une balance. 1 litre d’eau pesant 1 Kg, sur Terre, et dans les conditions normales de pression et de température, bien évidemment.

Même si notre protocole et notre équipement ne sont pas d’une très grande précision, ils permettront tout de même d’obtenir des ordres de grandeur représentatifs. Le tout en vidéo :

Pour résumer : la porosité du gravier, de type 10/14, est de l’ordre de 44,2% et correspond uniquement à de la porosité inter-particulaire. La porosité totale des fragments de coco, inter et intra particulaire, est de l’ordre de 63.5%. Quant à la laine de roche, la porosité totale, sous forme de cubes, est de 97.1%, contre 87.9% lorsqu’elle est fragmentée.

Concernant le gravier, sans porosité intra-particulaire, il est utilisé, en assainissement non collectif, uniquement pour disperser les effluents à traiter par les micro-organismes contenus dans le sol en place. Il n’est en aucun cas un support de culture, contrairement à certaines idées reçues.

Les fragments de coco, quant à eux, offrent une bonne porosité totale, tant intra que inter-particulaire. Ils sont ainsi un très bon support pour la culture de bactéries. Ils assurent une bonne rétention d’eau, grâce à leur porosité intra-particulaire, tout en restant suffisamment aéré, grâce à leur porosité inter-particulaire, condition pour un traitement aérobie efficace.

On comprend alors pourquoi la laine de roche est utilisée, dans les filtres compacts Graf et Biorock, sous forme de cubes. Ces cubes présentent une bonne porosité intra-particulaire, mais surtout une très forte porosité inter-particulaire maintenant ainsi le massif filtrant bien aéré pour un traitement optimal des eaux usées.

Je crois qu’on a fait le tour ! Vous connaissez maintenant l’intérêt de la porosité en Assainissement Non Collectif.

Sincérité VS Intelligence Artificielle

Notre temps d’avance : Etre en retard …

Grâce à notre blog, nous partageons notre expertise et détaillons nos activités essentiellement liées à l’Assainissement Non Collectif.

Les photos et vidéos de nos reportages ne sont pas toujours parfaites, parfois maladroites, mais elles sont authentiques et uniques. Il en est de même pour nos récits, parfois colorés de quelques fautes d’orthographe. Ces textes restent cependant spontanés, sincères et vrais.

Je suis surpris de la façon de communiquer de certaines entreprises et autres médias. Je ne comprend pas cette façon de faire, pour les textes comme pour les photos et vidéo, qui court au plus simple, au plus vite, avec des résultats qui se ressemblent tous.

AQUAsoluces : Assainissement & Environnement
AQUAsoluces : Assainissement & Environnement

Si je ne suis déjà pas capable d’ accorder un minimum de temps à ma communication, comment saurais-je en accorder à mes clients ?

Le raccourci serait de croire que l’intervention d’une IA me permettrai de consacrer plus de temps à mes clients … un sacré raccourci en effet !

Nous avons pourtant essayé, testé ce nouvel outil pour voir ( ChatGPT et autres générateurs ) pour faire comme les autres …

Mais comment pouvons nous solliciter la confiance de nos clients avec une communication générée par une intelligence artificielle, dépourvue de sincérité et autres sentiments ? Cette communication ne pourra jamais être le reflet de nous même, de notre savoir faire … cela serait comme mentir à nos futurs clients … ça commence mal dès cette première étape relationnelle …

Une bonne relation client ne peut pas commencer, selon nous, par une telle communication artificielle.

Alors nous resterons vrais, centrés sur cet humain unique à la créativité débordante et encore inégalée, qui fait parfois des erreurs, mais qui a le mérite d’exister.

Finalement, c’est peut être ça notre force, ne pas s’y être précipité et avoir su prendre notre temps pour rester suffisamment en retard …

Le camion atelier AQUAsoluces dédié à l' Assainissement
Le camion atelier AQUAsoluces dédié à l’ Assainissement

Etude de sol et de définition de filière à Saint-Jean-des-Baisants ( 50810 )

AQUAsoluces réalise votre étude de sol Assainissement Non Collectif pour le SPANC à Saint-Jean-des-Baisants ( 50810 )

Réalisation d’une étude de sol et de définition de filière d’Assainissement Non Collectif à Saint-Jean-des-Baisants 50810 le 20/07/2026. Le rapport d’étude a été rédigé le 29/09/2026.

Le projet est une Construction de type Autre que habitation ( Atelier ). La taille du projet correspond à 0 pièces principales, soit 2 Equivalents Habitants (EH).

2 sondages ont été réalisés.

Un test de perméabilité est effectué à l’aide d’un infiltromètre à niveau constant. Le coefficient de perméabilité K mesuré est ainsi fixé à 51 mm/h, correspondant à un sol Perméable.

Un traitement des eaux usées par le sol en place peut il être envisagé ? Non

– La place disponible est insuffisante.

Solution retenue :

Graf easyRock 4 EH : filière compacte ( Filtre compact )
N° d’agrément ministériel : 2026-001-mod01-ext01

Filtre compact à base de laine de roche, alimenté au fil d’eau (en gravitaire), comprenant 2 cuves : – Fosse toutes eaux : 1.83 m3, avec pré-filtre intégré – Filtre compact : filtre à base de laine de roche, 4 EH

Un poste de relevage / refoulement des eaux traitées sera nécessaire.

Les eaux usées ainsi traitées seront ensuite évacuées vers le milieu hydraulique superficiel après obtention de l’autorisation de rejet auprès de son propriétaire ou gestionnaire (fossé, ruisseau, mare…).

Ce projet a été validé par le SPANC Communauté de communes SAINT LO Agglo.