Du nouveau dans l’ Assainissement Non Collectif

De nouvelles règles d’implantation concernant les filières agréées

Le cadre règlementaire, à destination des opérateurs économiques, et régissant les procédures d’agrément des dispositifs d’Assainissement Non Collectif, a été actualisé en Octobre 2023.

Note relative à la mise du jour cadre destiné aux opérateurs économiques pour la procédure d’agrément
des dispositifs d’ANC

Cette modification des conditions d’obtention de l’agrément ministériel s’applique à toutes les nouvelles demandes, conformément aux modalités de l’article 9 de l’arrêté prescriptions techniques du 7 septembre 2009 modifié.

Cette mise à jour apporte des précisions concernant la sécurité des personnes, la sécurité des ouvrages et l’entretien des installations ( filtres compacts, micro-stations d’épuration, filtres plantés )

Ces nouveaux critères et ces nouvelles obligations sont rétroactives, applicables à l’ensemble des dispositifs déjà et prochainement agréés et prévalent ainsi aux prescriptions détaillées dans les guides existants.

Quatre points sont alors abordés :

  • Distance minimale d’une installation par rapport à tout ouvrage fondé :
    Lorsque la distance d’implantation de la cuve par rapport à un ouvrage fondé est inférieure à 5 mètres, une étude devra être réalisée par un bureau d’étude compétent ( étude géotechnique ). En cas d’absence de cette étude particulière, l’implantation de la filière agréée à moins de 5 mètres de fondations devra être refusée par le SPANC.
  • Condition d’utilisation des dispositifs de fermetures ne supportant pas la charge piétonnière de la classe A15 telle que définie dans la norme NF EN 124-1 :
    Les dispositifs de fermetures (couvercle et cadre associé) doivent supporter à minima une charge accidentelle. Chaque couvercle doit résister à une charge ponctuelle de 600 daN sous un poinçon cylindrique Ø 150 mm par essais sous la responsabilité d’un laboratoire tierce partie compétent (sans critère de déformation).
    Un pictogramme d’interdiction de marche (pied barré) sera apposé sur chaque dispositif de fermeture (ou toute précaution évitant de marcher dessus), et les installations seront délimitées visuellement de manière pérenne (bordure, clôture, empierrement, etc.)
  • Protection sanitaire des dispositifs recevant des eaux usées brutes à l’air libre :
    Elle est constituée :

    d’une clôture grillagée souple (grillage simple torsion ou équivalent avec une maille inférieure ou égale) ou rigide, permanente de 0,80 m de hauteur minimum avec portillon d’accès fermé et disposée tout autour du dispositif afin d’empêcher les accès notamment des enfants et des animaux domestiques susceptibles d’être présents sur la parcelle

    d’une grille de vide de maille de 50 x 50 mm fixée horizontalement sur le pourtour du filtre vertical par des ancrages fixes. Le vide de maille ne doit jamais dépasser 55 x 55 mm (valeurs intégrant les entraxes de 53 mm entachés d’une tolérance de 1,5 mm)
  • Fréquence de vidange :
    Le guide d’utilisation peut mentionner que la fréquence observée in situ est moins importante que la fréquence de vidange obtenue à partir des essais car les taux d’occupation réels dans l’habitation sont souvent moins importants que les taux d’occupation pour lesquels la fréquence de vidange calculée a été déterminée (à pleine capacité). Dans ce cas, la durée entre deux vidanges ne doit pas dépasser deux fois la fréquence théorique mentionnée dans l’avis d’agrément.

Plusieurs de ces points nous interpellent :

  1. Il est dommage que la vidange ne soit désormais plus définie selon l’usage réel. Une simple mesure de boue, réalisée in situ, permet en effet de définir efficacement la fréquence de vidange … Beaucoup d’installations vont alors être vidangées pour rien. De plus, cela ne résout en rien la problématique de l’entretien, notamment concernant les filières classiques qui sont elles aussi concernées par les vidanges. A quand une obligation réelle d’entretien ?
  2. Il est à noter que cette mise à jour ne concerne que les filières agréées. Les filières classiques, de type fosse toutes eaux, ne sont alors pas concernées … Pourtant, les dangers pour les personnes restent identiques, notamment concernant les dispositifs de fermetures !
  3. Il en est de même pour les risques sur les bâtiments. Poser une fosse toutes eaux à moins de 5 mètres de fondations présente les mêmes risques que de poser une filière agréée dans les mêmes conditions !

Une nouvelle fois on piétine :

Pourquoi inventer de nouvelles règles ? Ne peut on pas simplement faire en sorte d’appliquer correctement la règlementation existante ?


« Concernant la réalisation d’une étude spécifique, dans le cas d’une implantation d’un dispositif agréé à moins de 5 mètres de fondations, et puisqu’il le faut, celle-ci sera confiée à notre partenaire géotechnicien spécialisé.  »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

Compresseur à membranes HS, pourquoi le jeter ?

Réparez -le vous-même ou confiez-le nous !

Les micro-stations d’épuration sont souvent équipées d’un compresseur d’air. Cet accessoire est essentiel au bon fonctionnement du procédé épuratoire des eaux usées.

Il existe deux types de compresseur :

Les compresseurs à pistons nécessitent très peu d’entretien, avec le changement des pistons, selon la marque et le modèle ( ~20 000 heures ). Toutefois, ils restent légèrement plus bruyant.

Les compresseurs à membranes sont moins bruyant, plus silencieux, mais nécessitent plus d’entretien, avec un changement des membranes en caoutchouc tous les 18 à 24 mois, selon l’usage.

Démontage des membranes déchirées

« Le changement de ces membranes reste accessible pour tout bon bricoleur. En cas de doute, confiez-nous l’entretien de votre compresseur ! »

Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

Pompage d’eau de mer

C’est possible !

L’efficacité et la robustesse de la pompe Pedrollo Top3 ne sont plus à démontrer.

    Mais cette pompe existe aussi dans une version ‘extrême’, Top 3 LA, la seule pompe spécialement conçue pour le pompage d’eau de mer faiblement chargée ( passage libre 10 mm maximum ).

    Tous les éléments métalliques de cette pompe, en contact avec le liquide pompé, sont en Inox AISI 316L.

    Cette pompe est particulièrement efficace pour l’assèchement de caves inondées, le remplissage ou le vidage de bassin ( en Ostréiculture, en Mytiliculture, en Conchyliculture … ), cale de bateau …

    Jusqu’à 15 m3/heure !

    Documentation Technique >>ICI<<

    Poste de relevage en intérieur

    Tout est possible !

    Il arrive parfois que des sorties d’eaux usées se situent en sous-sol, par exemple un évier, une machine à laver le linge, un WC …

    Cette situation est souvent problématique, l’exutoire se trouvant plus haut, empêchant tout écoulement gravitaire.

    Il existe alors une solution simple à mettre en place et limitant les gros travaux : le poste de relevage intérieur, aussi appelé ‘poste glacière’.

    Ce système se décline en deux versions :

    • Version eaux ménagères : la cuve est de faible capacité, de l’ordre de 40 Litres, avec une pompe pour eaux légèrement chargées. Cette installation convient uniquement pour la relève et le refoulement d’eaux provenant de lavabo et machine à laver.
    • Version eaux chargées : la cuve présente une capacité supérieure, de l’ordre de 250 litres, avec une pompe pour eaux chargées. Cette installation est idéale pour la relève et le refoulement d’eaux usées brutes provenant des WC, cuisine, salle de bain, machine à laver …

    Ces stations de pompage automatiques, fabriquées en polyéthylène haute densité, s’installent facilement en intérieur de bâtiment, dans un garage, un sous sol, une cave ou un vide sanitaire, posées directement au sol, idéalement dans des pièces de service uniquement. Leur couvercle est étanche et verrouillé par vis.

    Réhabilitation d’une ancienne fosse béton

    Ça peut valoir le coup, et à moindre coût !

    Lors de la réhabilitation d’un Assainissement Non Collectif, il est parfois possible, sous certaines conditions, de conserver la fosse septique ou la fosse toutes eaux existante.

    Toutefois, il faudra s’assurer de sa parfaite étanchéité, de son bon état général, notamment au niveau sécurité, et vérifier l’adéquation de son volume avec son usage ( Volume / Équivalents Habitants EH ).

    De plus, il faudra l’équiper, si elle ne l’est pas, d’un préfiltre efficace en sortie.

    Dans ces conditions, le modèle de pré-filtre à lamelles PF-17 s’adapte particulièrement bien et reste facile à installer.

    Installation d'un Préfiltre dans une ancienne fosse béton
    Installation d’un Préfiltre à lamelles PF17 dans une ancienne fosse béton

    Ses lamelles retiennent parfaitement les matières les plus grossières qui risqueraient de colmater les dispositifs en aval.

    Son entretien, à effectuer idéalement une fois par an, voire plus, est facilité grâce à un connecteur automatique pour tuyau d’arrosage.

    Entretien du préfiltre à lamelles PF-17

    « le préfiltre est un dispositif important, à ne pas négliger, pour le bon fonctionnement et la durabilité de votre Assainissement »

    Ludovic AGNES, SARL AQUAsoluces

    Assainissement : savoir appréhender les contraintes

    Profondeur, recouvrement, eau, passage de véhicules …

    Les contraintes techniques, telles que la profondeur ( hauteur de recouvrement, hauteur de remblaiement ), la présence d’eau, le passage de véhicules … sont à prendre en compte dans la conception de la filière d’Assainissement non Collectif.

    En effet, n’importe quel procédé ne peut être posé n’importe où.

    Chaque fabricant détail ainsi les points forts et les points faibles de ses produits.

    Ici, à La Meauffe ( 50880 ), nous avons été sollicités pour concevoir un assainissement non collectif avec un recouvrement de 1 mètre, avec la présence d’eau dans le sol et avec le passage de véhicules jusqu’à 3.5 tonnes.

    La micro station d’épuration Graf EasyOne 5 EH maxi dôme avec couvercle fonte, agréée, s’impose alors. En effet, elle reste le seul dispositif sur le marché pouvant être installé, dans ces conditions, sans dalle d’ancrage et sans dalle de répartition.

    Ce chantier, subventionné par l’Agence de l’Eau seine Normandie, à hauteur de 6000 €, a été réalisé par notre partenaire SARL Erick HAMOND de La Meauffe, puis contrôlé et validé par le SPANC de Saint-Lô Agglo, délégué à la société STGS d’ Avranches.

    Nous avons ensuite effectué la mise en service et les tests de fonctionnement.